vendredi 25 septembre 2009

La promotion de l'indépendance sur Facebook et Twitter


Huit mois ont passé depuis la création de ce blogue en février 2009. Je suis satisfait du résultat. Je pense que les billets publiés ici et les commentaires laissés ailleurs sur la toile ont contribué, bien modestement, à la diffusion du projet indépendantiste.

J’ai décidé d’élargir le cercle de mon militantisme virtuel. Vous pourrez maintenant suivre ce blogue sur
Facebook et sur Twitter.

N’hésitez pas à me donner quelques conseils et astuces.
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lundi 14 septembre 2009

Moulin à paroles: mémoire et éthique

Le Moulin à paroles est terminé, la poussière levée par la contestation dissipée, l’historien Martin Pâquet de l’Université Laval nous invite à réfléchir sur le sens et la portée à donner à cette polémique.

À lire dans Le Soleil d’aujourd’hui

Le Moulin à paroles - La mémoire entre éthique et fantasme

Bonne lecture!
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samedi 12 septembre 2009

Parler et marcher pour les Plaines


Le Moulin à paroles est débuté depuis bientôt une heure malgré la controverse causée par Sam Hamad, ministre complètement invisible et insignifiant du gouvernement Charest. Le PLQ cherchait un prétexte pour se désister d’un événement un peu trop nationaliste à son goût. La lecture du manifeste du FLQ était l’excuse parfaite. Imaginez des terroristes sur les Plaines…mais où s’en va le Québec !!!

Le Moulin sera souverainiste et ça fait mon affaire (Françoise David pense de même). Je commençais à trouver que ça sentait la survivance et le nationalisme culturel. Les organisateurs de la Marche de l’indépendance semblaient se dire la même chose et ont décidé de marcher dimanche matin sous le slogan : On reprend nos plaines, on marche pour l'indépendance!

J’y serai afin de démontrer que nous sommes nombreux à militer pour un Québec indépendant. Que nous sommes nombreux à voir l’avenir autrement.

Je vous invite à vous rendre sur place nombreux avec vos drapeaux et vos slogans et surtout à appuyer
la campagne de financement lancée il y a peu en raison du refus des gouvernements de fournir des fonds publics.

Vous pouvez aussi écouter le Moulin en direct sur Canoë.

Bon Moulin à tous !
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dimanche 9 août 2009

L'indépendance est dépassée...


De nombreux fédéralistes répètent comme un mantra que l’indépendance du Québec est dépassée, qu’alors que les autres pays s’unissent, nous allons à contre-courant en voulant nous séparer. Rien n’est plus faux ! Bernard Landry le démontre avec brio dans son plus récent texte (Les autres s’unissent...) paru dans La Semaine.

À la suite d’une énumération d’exemples de pays devenus indépendants depuis l’indépendance américaine de 1776, il enchaîne sur le seul exemple pouvant être assimilé à l’expression les «autres pays s’unissent» : l’Union européenne. Il est clair que l’Union européenne n’a rien à voir avec le statut du Québec à l’intérieur du Canada comme le mentionne Landry.

«Les pays de l’Union Européenne sont tous membres des Nations Unies. Ils ont
leurs propres consulats et ambassades au travers le monde. Ils perçoivent leurs
impôts et taxes, font leurs propres lois et signent leurs propres traités internationaux.

C’est vrai qu’ils ont des ententes de coopération avancée et des institutions formidables pour assurer la libre circulation des biens, des services, des capitaux et même des personnes. Les indépendantistes québécois du P.Q. de René Lévesque, jusqu’au minuscule P.I. créé récemment, n’ont jamais songé à une autre façon que cette manière réaliste et d’intérêt mutuel de traiter avec le Canada.

L’Irlande, avec cinq millions d’habitants sur le demi-milliard de l’Union Européenne vient de bloquer par son veto un projet constitutionnel européen. Le Québec, avec presque le quart de la population du Canada, s’est fait imposer une constitution rejetée par notre Assemblée nationale aussi bien par René Lévesque que Claude Ryan. Ce simple exemple devrait décourager à jamais ceux qui utilisent le modèle européen à l’encontre de notre indépendance nationale.

Imaginez la tête de Nicolas Sarkozy à la télévision en apprenant que Bruxelles vient de décider que la France serait, malgré elle, "bilingue et multiculturelle". En Angleterre, ce serait probablement pire, car chacun sait qu’il s’agit du peuple le plus
nationaliste de la terre. Les Anglais sont même entrés dans l’Union Européenne
avec des années de retard et refusent toujours la monnaie commune malgré le
franc succès de l’euro.»


Bref, les pays s’unissent mais ne perdent pas leur indépendance.
Un texte plein de bon sens...sauf pour le passage où monsieur Landry suggère que la formule européenne serait applicable pour régler les relations Canada-Québec à la suite de notre indépendance. Pour ma part, je ne pense pas que le Québec aurait avantage à mettre autant de pouvoirs en commun avec le Canada dans une union à deux joueurs.
Je vous invite à lire l’article en entier ici .
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jeudi 16 juillet 2009

Et si le PQ proposait l’indépendance ?

Avez-vous lu Le PQ et ses nombreuses stratégies pré-référendaires par Jean-Luc Autret, auteur du blogue Montréalais d’origine ? Le blogueur y dresse une liste des différentes stratégies utilisées par le PQ au fil des ans. Ce billet est comme un « coup de masse » en plein front pour un militant indépendantiste, une invitation (ou plutôt une obligation) à la remise en question du discours et des stratégies mis de l’avant par le PQ. À lire ce chapelet sémantique on en vient à se demander: "et si le PQ proposait l'indépendance ?".

À l’instar d’Autret, je pense que le PQ, s’il veut convaincre de la justesse de l’indépendance, doit énoncer clairement son option, l’expliquer avec cohérence et la défendre avec constance. Pour l’instant, le parti fait tout le contraire.

À mon avis, une des causes principales de cette situation est la concurrence au sein du parti de deux objectifs contradictoires: 1) la prise du pouvoir provincial et 2) la réalisation de l'indépendance. Le PQ ajuste donc son discours et son programme en fonction de l'un de ces deux objectifs c'est-à-dire un discours provincialiste lors des élections (quitte à ne pas être cohérent avec le projet d'indépendance) et un discours souverainiste lors des référendums. Ce qui crée une grande confusion chez l'électorat et démobilise les militants.

Comment voulez-vous convaincre de la pertinence du projet de pays ou de votre compétence à le réaliser avec un tel discours ?

Je pense que le PQ aurait avantage à unir ces deux objectifs au sein d’une même stratégie ce qui éviterait cette dichotomie du discours. Il y aurait sans doute plusieurs moyens de réussir cette union. Pour ma part, je soutiens que
l’élection décisionnelle serait une méthode efficace. Imaginons le PQ (ou une coalition de partis) s’engageant à réaliser l’indépendance s’il obtient une majorité des voix exprimées (50 % + 1) sur la base d’une plate-forme électorale clairement indépendantiste. Cette approche modifierait profondément la donne et permettrait

1) de débattre ouvertement de l’indépendance ;

2) d’atténuer (voir d’éliminer) la concurrence entre gouvernance provinciale et projet de pays ;

3) de mobiliser les militants de manière efficace ;

4) de convaincre plus facilement les indécis ;

5) de s’assurer du respect de la décision du peuple considérant qu’une élection n’est pas encadrée par le Loi C-20 qui exige une majorité qualifiée lors d’un référendum.


Je crois que le PQ est mûr pour une réorientation stratégique. Il ne peut leurrer les militants éternellement.

Ma conjointe, Mme Casimir, me disait dernièrement : « Le PQ a réalisé un hold-up de l’idée d’indépendance au profit de ses objectifs de gouvernance provinciale!».

J’ajouterais : « Le magot est en lieu sûr et les policiers ont cessé les recherches pour le retrouver. ».
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samedi 11 juillet 2009

Souveraineté réelle ou imaginaire ?

Un argumentaire cohérent et convainquant en faveur de l’indépendance est indispensable afin d’obtenir un appui majoritaire au projet de pays. On ne le dira jamais assez. À mon avis, il existe deux défis à relever à ce chapitre :

1) démontrer la différence entre les pouvoirs d’une province et les pouvoirs d’un pays,

2) démontrer les conséquences négatives pour une nation d’un manque de contrôle sur une partie importante des pouvoirs politiques.

La nation québécoise ayant toujours exercé ses pouvoirs politiques dans le cadre d’un État colonial et, depuis 1867, d’un État provincial, il devient difficile pour ses citoyens d’identifier les pouvoirs des pays souverains et d'en évaluer l’importance pour le développement d’une nation
.

Je vous invite à lire Souveraineté bien réelle rédigé par Louis Bernard en réponse à La souveraineté imaginaire par Mario Polèse. Louis Bernard y traite des pouvoirs qui nous font défaut et de la pertinence de les obtenir par la souveraineté politique.

Bonne lecture !
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jeudi 9 juillet 2009

Aéroport Montréal-Trudeau: le Québec n’existe pas

Il y a quelques jours j’ai passé deux heures à l’Aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau (Montréal-Trudeau). L’expérience fut troublante. Les transports aériens sont sous juridiction fédérale donc aucune visibilité pour l’État québécois. De plus, la langue anglaise est prédominante. Normal me direz-vous, nous sommes en présence de voyageurs de partout dans le monde et l’anglais constitue un moyen de communication efficace. Donnons la chance au coureur…

J’avais du temps à tuer alors j’ai décidé de m’acheter un peu de lecture. Devinez le journal le mieux positionné et publicisé : The Globe and mail. Non pas Le Devoir, La Presse ou The Gazette, mais le très torontois Globe and Mail ! J’explore plus à fond la boutique : des dizaines et des dizaines de souvenirs pour les touristes. Partout le rouge et la feuille d’érable. J’ai beau chercher, absolument rien représentant le Québec. Je m’informe à la caissière « avez-vous des souvenirs du Québec ?». Elle me répond avec des yeux emplis d’incompréhension : « non !?».

Ce n’est pas terminé, une petite discussion avec une employée d’Air Canada m’apprend qu’ici la langue de travail c’est l’anglais. On échange entre employés en anglais. «C’est l’habitude », me répond-elle. Normal me direz-vous,
la loi 101 n’est pas reconnue par le gouvernement canadien…

C’est simple, un aéroport c’est une fenêtre sur le monde et la communauté internationale ne doit pas savoir que le Québec existe. C’est le Canada qui transige avec le monde!

Rien de nouveau sous le soleil, rappelez-vous le Sommet des Amériques tenu à Québec en 2001. Le gouvernement du Québec n’avait pas obtenu le droit de parole et
s’était rabattu sur un écran géant à l’entrée du Centre des Congrès pour faire valoir son point de vue. Rappelez-vous Stephen Harper et Michaëlle Jean venus chanter la fondation du Canada lors de la cérémonie officielle du 400e de la ville de Québec le 3 juillet 2008. Rappelez-vous l’omniprésence du gouvernement du Canada au cœur du Vieux-Québec, lieu d’affluence de touristes en provenance du monde entier.

Le Québec n’existe même pas (ou si peu) sur son propre territoire lorsqu’il est question de visibilité internationale. Alors, avis à ceux qui pensent qu'il rayonne sur la scène internationale. Le Québec n’existe pas dans le monde! Les chansons de Céline Dion et les prouesses du Cirque du Soleil n’y changeront rien…
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