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mercredi 3 juin 2009

On vote à Ottawa


Le projet de loi C-307 visant à faire du français la langue de travail dans les entreprises sous juridiction fédérale en territoire québécois a été battu. Harper et Ignattief ont poussé l’arrogance jusqu’à ne pas se présenter à la Chambre des communes pour le vote. C’est ce que l’on appelle avoir du courage politique !

Plus de 200 000 Québécois travaillant dans les banques, les entreprises de télécommunication et les transporteurs aériens n’auront pas accès à des communications internes et à des réunions dans la langue officielle du Québec. Une autre retombée positive de la reconnaissance de la nation québécoise par le gouvernement Harper…


Pour plus de détails : ici et ici
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mardi 28 avril 2009

Le gouvernement fédéral au coeur du Vieux-Québec !

Le 9 avril dernier, je vous entretenais de la présence institutionnelle et symbolique du gouvernement canadien au cœur du Vieux-Québec. Ce matin, en lisant Le Devoir, je suis tombé sur un texte d’opinion du géographe Léonce Naud qui apporte de l’eau au moulin à mon argumentaire. L’auteur y traite de l’implantation du gouvernement fédéral sur la rive du fleuve. D’après Naud, cette implantation serait une réaction à la construction du Musée de la Civilisation dans les années 80. Je ne connais pas le dossier…vous jugerez de la pertinence de cet article par vous-même. Commentez le texte ici, car il est impossible de le faire sur le site du Devoir. Bonne lecture !

Léonce Naud, Ottawa et le fleuve à Québec, Le Devoir, le 28 avril 2009.
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jeudi 9 avril 2009

Le rapatriement des plaines d’Abraham

La polémique entourant la commémoration de la bataille des plaines d’Abraham a démontré clairement que deux nations s’affrontent au sein du Canada. Certes, le gouvernement canadien et la Commission des champs de bataille nationaux (CCBN) étaient dans leur droit. Le parc des Champs-de-Bataille est une propriété fédérale et le Québec est toujours une province canadienne. En contrepartie, il était pleinement légitime que le peuple québécois, les souverainistes en tête, dénonce cette commémoration entrant en conflit avec leur vision nationale. Maintenant, n’en déplaise à ceux qui entretiennent encore la vision d’un pays basé sur un pacte entre deux peuples, nous connaissons la position officielle d’Ottawa :

En 2008, Stephen Harper prétendait sur toutes les tribunes que le Canada avait
été fondé par Champlain en 1608 et qu’il fallait s’en réjouir. L’année est à
peine terminée qu’il faudrait célébrer avec la même ferveur la conquête de ce
même Canada par une puissance coloniale ! N’importe quel pays normal
reconstituerait plutôt la victoire des Patriotes à Saint-Denis ou l’insurrection
dirigée par Mackenzie à Toronto en 1837. Tout le malentendu canadien est là. Si
le Canada préfère commémorer une conquête coloniale, c’est qu’il se perçoit
toujours comme l’héritier de cet empire disparu plutôt que de ceux qui l’ont
combattu. Comment s’étonner que tout cela dégage une affreuse odeur de poudre ?
(Christian Rioux, Le Devoir, 23 janvier 2009)

L’annulation du projet de commémoration par la CCBN ne constitue qu’une courte victoire, l’événement ne représente qu’une facette d’une stratégie mise en œuvre afin d’augmenter la visibilité du gouvernement fédéral et de promouvoir une vision canadienne de l’histoire et de l’avenir politique du Québec. Elle ne doit pas nous écarter du vrai problème: la présence écrasante du gouvernement canadien au cœur de la ville de Québec, en particulier du Vieux-Québec. En plus du Parc des Champs-de-Bataille, nous comptons le Lieu historique national du Canada des Fortifications-de-Québec et le Centre de découverte de Parcs Canada, situé au bassin Louise. Ce dernier est un legs du fédéral pour célébrer le 400e anniversaire de la ville. La vieille ville est ainsi assiégée physiquement mais aussi symboliquement, car ces institutions œuvrent au niveau du discours. L’offensive fédérale dans le quartier historique n’est pas anodine. La ville de Québec est un lieu de fondation, donc de légitimité politique, et une fenêtre sur le monde en raison de l’affluence de touristes. L’étranger en visite le sentira clairement, la ville de Québec fait partie du Canada ! La tournure prise par les célébrations du 400e de la ville est l’exemple parfait de cet accaparement de l’histoire québécoise.

Les dirigeants de la CCBN, loin d’avoir obtenu le résultat escompté, doivent regretter amèrement cette initiative, car l’impulsion donnée au mouvement indépendantiste par cette controverse a été réorientée vers le rapatriement des plaines d’Abraham appuyé notamment par le Bloc Québécois et Québec Solidaire. Une pétition en ligne, initiative de Luc Archambault, Paul Racine et Michel Lessard, est également disponible.
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