Affichage des articles dont le libellé est Argumentaire indépendantiste. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Argumentaire indépendantiste. Afficher tous les articles

dimanche 9 août 2009

L'indépendance est dépassée...


De nombreux fédéralistes répètent comme un mantra que l’indépendance du Québec est dépassée, qu’alors que les autres pays s’unissent, nous allons à contre-courant en voulant nous séparer. Rien n’est plus faux ! Bernard Landry le démontre avec brio dans son plus récent texte (Les autres s’unissent...) paru dans La Semaine.

À la suite d’une énumération d’exemples de pays devenus indépendants depuis l’indépendance américaine de 1776, il enchaîne sur le seul exemple pouvant être assimilé à l’expression les «autres pays s’unissent» : l’Union européenne. Il est clair que l’Union européenne n’a rien à voir avec le statut du Québec à l’intérieur du Canada comme le mentionne Landry.

«Les pays de l’Union Européenne sont tous membres des Nations Unies. Ils ont
leurs propres consulats et ambassades au travers le monde. Ils perçoivent leurs
impôts et taxes, font leurs propres lois et signent leurs propres traités internationaux.

C’est vrai qu’ils ont des ententes de coopération avancée et des institutions formidables pour assurer la libre circulation des biens, des services, des capitaux et même des personnes. Les indépendantistes québécois du P.Q. de René Lévesque, jusqu’au minuscule P.I. créé récemment, n’ont jamais songé à une autre façon que cette manière réaliste et d’intérêt mutuel de traiter avec le Canada.

L’Irlande, avec cinq millions d’habitants sur le demi-milliard de l’Union Européenne vient de bloquer par son veto un projet constitutionnel européen. Le Québec, avec presque le quart de la population du Canada, s’est fait imposer une constitution rejetée par notre Assemblée nationale aussi bien par René Lévesque que Claude Ryan. Ce simple exemple devrait décourager à jamais ceux qui utilisent le modèle européen à l’encontre de notre indépendance nationale.

Imaginez la tête de Nicolas Sarkozy à la télévision en apprenant que Bruxelles vient de décider que la France serait, malgré elle, "bilingue et multiculturelle". En Angleterre, ce serait probablement pire, car chacun sait qu’il s’agit du peuple le plus
nationaliste de la terre. Les Anglais sont même entrés dans l’Union Européenne
avec des années de retard et refusent toujours la monnaie commune malgré le
franc succès de l’euro.»


Bref, les pays s’unissent mais ne perdent pas leur indépendance.
Un texte plein de bon sens...sauf pour le passage où monsieur Landry suggère que la formule européenne serait applicable pour régler les relations Canada-Québec à la suite de notre indépendance. Pour ma part, je ne pense pas que le Québec aurait avantage à mettre autant de pouvoirs en commun avec le Canada dans une union à deux joueurs.
Je vous invite à lire l’article en entier ici .
Stumble
Delicious
Technorati
Twitter
Facebook

samedi 11 juillet 2009

Souveraineté réelle ou imaginaire ?

Un argumentaire cohérent et convainquant en faveur de l’indépendance est indispensable afin d’obtenir un appui majoritaire au projet de pays. On ne le dira jamais assez. À mon avis, il existe deux défis à relever à ce chapitre :

1) démontrer la différence entre les pouvoirs d’une province et les pouvoirs d’un pays,

2) démontrer les conséquences négatives pour une nation d’un manque de contrôle sur une partie importante des pouvoirs politiques.

La nation québécoise ayant toujours exercé ses pouvoirs politiques dans le cadre d’un État colonial et, depuis 1867, d’un État provincial, il devient difficile pour ses citoyens d’identifier les pouvoirs des pays souverains et d'en évaluer l’importance pour le développement d’une nation
.

Je vous invite à lire Souveraineté bien réelle rédigé par Louis Bernard en réponse à La souveraineté imaginaire par Mario Polèse. Louis Bernard y traite des pouvoirs qui nous font défaut et de la pertinence de les obtenir par la souveraineté politique.

Bonne lecture !
Stumble
Delicious
Technorati
Twitter
Facebook

samedi 20 juin 2009

L'indépendance comme outil de développement économique

Les Québécois en désaccord ou indécis face à l’indépendance politique du Québec mentionnent souvent la faiblesse des arguments apportés par les indépendantistes afin de justifier leur position. Que ce jugement soit mérité ou non, un argumentaire cohérent et en phase avec le contexte politique, économique et social actuel est fondamental pour l’adhésion d’une majorité de Québécois au projet de pays.

Je vous invite à lire
Une nouvelle donne pour la souveraineté du Québec par Pierre Paquette du Bloc Québécois qui constitue un bel exemple d’argumentaire, principalement économique dans le cas présent, en faveur de l’indépendance. L’auteur, prenant appui sur la crise économique actuelle, y traite des intérêts économiques divergents de l’État canadien et de l’État québécois notamment en matière de commerce international et de développement durable.

Je vous laisse sur cet extrait, histoire de vous mettre en appétit….

Dans certains de ces domaines, le Québec pourrait sous le régime fédéral actuel,
récupérer certains pouvoirs et il ne doit pas s’en priver. Cependant, seul un
Québec souverain pourra avoir la marge de manœuvre politique et financière pour
établir des politiques cohérentes là où, actuellement, les initiatives
québécoises sont souvent contrecarrées par une myriade de programmes et de
mesures en provenance du fédéral qui poursuivent des fins contradictoires. Comme
société, nous avons un intérêt fondamental à récupérer tous les leviers pour
aller de l’avant vers nos objectifs collectifs de développement social,
culturel, économique et environnemental.

Bonne lecture !
Stumble
Delicious
Technorati
Twitter
Facebook