samedi 11 juillet 2009

Souveraineté réelle ou imaginaire ?

Un argumentaire cohérent et convainquant en faveur de l’indépendance est indispensable afin d’obtenir un appui majoritaire au projet de pays. On ne le dira jamais assez. À mon avis, il existe deux défis à relever à ce chapitre :

1) démontrer la différence entre les pouvoirs d’une province et les pouvoirs d’un pays,

2) démontrer les conséquences négatives pour une nation d’un manque de contrôle sur une partie importante des pouvoirs politiques.

La nation québécoise ayant toujours exercé ses pouvoirs politiques dans le cadre d’un État colonial et, depuis 1867, d’un État provincial, il devient difficile pour ses citoyens d’identifier les pouvoirs des pays souverains et d'en évaluer l’importance pour le développement d’une nation
.

Je vous invite à lire Souveraineté bien réelle rédigé par Louis Bernard en réponse à La souveraineté imaginaire par Mario Polèse. Louis Bernard y traite des pouvoirs qui nous font défaut et de la pertinence de les obtenir par la souveraineté politique.

Bonne lecture !
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5 commentaires:

  1. Le PQ désire faire du Québec un pays ?

    Moi, je crois qu'il préfère en parlant, sans jamais agir concrètement. Louis Bernard, lui, veut vraiment passer de la parole aux actes.

    Selon vous, en 40 ans d'histoire, combien de fois le PQ a proposé un plan pour accéder à la souveraineté ?

    http://montrealaisorigine.wordpress.com/2009/07/10/le-pq-et-ses-nombreuses-strategies-pre-referendaires/

    La réponse démontre bien le manque de conviction de ses dirigeants.

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  2. Bonjour monsieur Autret,

    Je dois vous donner raison. Votre texte fait réfléchir...

    Bonne journée!

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  3. Emprise des sondages

    Oui mais le PQ ``...

    Politique et opinion publique

    La démocratie d’opinion s’ajuste sur les sondages, lesquels ne sont qu’une représentation faussée de l’opinion publique, une pure somme des opinions privées. Et quand bien même seraient-ils fidèles à la réalité de l’opinion publique, il reste à se demander si l’action politique peut s’indexer, de manière immédiate, sur elle. Est-il possible et souhaitable que l’action politique s’ajuste sur l’opinion publique ? Derrida répond doublement non :

    « Celle-ci [la représentation politique] ne lui [l’opinion publique] ne sera jamais adéquate, elle respire, délibère et décide à d’autres rythmes. On peut aussi redouter la tyrannie des mouvements d’opinion. La vitesse, ‘’au jour le jour’’, même dans la ‘’longue durée’’, affecte parfois la rigueur de la discussion, le temps de la ‘’prise de conscience’’, avec des retards paradoxaux de l’opinion sur les instances représentatives » .

    Ainsi, la démocratie d’opinion, consacrant le principe de transparence, s’oppose à la démocratie représentative, fondée sur le principe de publicité. Dans un brillant article sur la démocratie d’opinion, Olivier Mongin, dans un article publié par la revue Esprit concluait à sa double nocivité : « en raison de l’illusion qu’elle laisse planer d’une société qui se connaîtrait mieux elle-même d’une part, et en raison de la mise à mort de l’action politique qu’elle provoque d’autre part » . Avec la démocratie d’opinion, le public perd sa fonction critique pour adopter un comportement acclamatif, a-politique, il n’est, à vrai dire, plus un public, mais une masse passive. Habermas dit de l’opinion publique qu’elle est devenue

    « l’instance ‘réceptrice’ de la publicité de démonstration et de manipulation, vantant des biens de consommation, des programmes politiques, des institutions » .

    Démocratie d’opinion et dépolitisation


    L’opinion publique s’est ainsi dépolitisée pour devenir consumériste et attentiste. Le regroupement des personnes privées en public n’a plus pour fonction de participer au pouvoir, mais d’acclamer les organisations, privées ou publiques, qui se substituent à lui. Il n’assure plus la médiation entre la société et l’Etat, puisque ce rôle est assigné aux partis et aux associations. La communication n’est plus horizontale, c’est-à-dire entre membres du public, qui permettait la discussion, mais uniquement verticale et non-réciproque, allant du pouvoir vers le public, ce qui entraîne la manipulation. Le public s’est donc vassalisé, lié au pouvoir, au lieu de s’y opposer...

    Source:http://actualites-politiques.blogspot.com/2008/08/quest-ce-que-la-democratie-dopinion.html

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  4. @Biotypex,

    J'ai publié votre message, mais j'avoue que je ne vois pas le lien avec mon billet.

    Je ne parle pas de gouverner aux sondages mais de l'obtention d'un appui majoritaire au projet de pays (50% +1), norme reconnue au Québec et par la communauté internationale.

    Je ne suis pas de ceux qui veulent faire un pays avec une majorité contre.

    Bonne soirée!

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  5. Merci d'avoir eu l'amabilité de l'avoir publié. En fait il y a un lien et le voici:Le PQ promeut une idée qu'il n'épouse plus depuis belle lurette... et les preuves se retrouvent dans les jalons des dernières élections lorsqu'ils ont adhérés à la stratégie consumériste et utilitariste de l'ADQ qui a surfé sur les accommodements raisonnables.

    ``Démocratie d’opinion et dépolitisation

    L’opinion publique s’est ainsi dépolitisée pour devenir consumériste et attentiste. Le regroupement des personnes privées en public n’a plus pour fonction de participer au pouvoir, mais d’acclamer les organisations, privées ou publiques, qui se substituent à lui. Il n’assure plus la médiation entre la société et l’Etat, puisque ce rôle est assigné aux partis et aux associations. La communication n’est plus horizontale, c’est-à-dire entre membres du public, qui permettait la discussion, mais uniquement verticale et non-réciproque, allant du pouvoir vers le public, ce qui entraîne la manipulation. Le public s’est donc vassalisé, lié au pouvoir, au lieu de s’y opposer...``(http://actualites-politiques.blogspot.com/2008/08/quest-ce-que-la-democratie-dopinion.html). D'ailleurs, mr Autret le résume bien. Ensuite, que dire des baillonnements qu'effectuent le PQ auprès des associations qui eux désirent l'indépendance?

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