Il y a quelques jours j’ai passé deux heures à l’Aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau (Montréal-Trudeau). L’expérience fut troublante. Les transports aériens sont sous juridiction fédérale donc aucune visibilité pour l’État québécois. De plus, la langue anglaise est prédominante. Normal me direz-vous, nous sommes en présence de voyageurs de partout dans le monde et l’anglais constitue un moyen de communication efficace. Donnons la chance au coureur…
J’avais du temps à tuer alors j’ai décidé de m’acheter un peu de lecture. Devinez le journal le mieux positionné et publicisé : The Globe and mail. Non pas Le Devoir, La Presse ou The Gazette, mais le très torontois Globe and Mail ! J’explore plus à fond la boutique : des dizaines et des dizaines de souvenirs pour les touristes. Partout le rouge et la feuille d’érable. J’ai beau chercher, absolument rien représentant le Québec. Je m’informe à la caissière « avez-vous des souvenirs du Québec ?». Elle me répond avec des yeux emplis d’incompréhension : « non !?».
Ce n’est pas terminé, une petite discussion avec une employée d’Air Canada m’apprend qu’ici la langue de travail c’est l’anglais. On échange entre employés en anglais. «C’est l’habitude », me répond-elle. Normal me direz-vous, la loi 101 n’est pas reconnue par le gouvernement canadien…
C’est simple, un aéroport c’est une fenêtre sur le monde et la communauté internationale ne doit pas savoir que le Québec existe. C’est le Canada qui transige avec le monde!
Rien de nouveau sous le soleil, rappelez-vous le Sommet des Amériques tenu à Québec en 2001. Le gouvernement du Québec n’avait pas obtenu le droit de parole et s’était rabattu sur un écran géant à l’entrée du Centre des Congrès pour faire valoir son point de vue. Rappelez-vous Stephen Harper et Michaëlle Jean venus chanter la fondation du Canada lors de la cérémonie officielle du 400e de la ville de Québec le 3 juillet 2008. Rappelez-vous l’omniprésence du gouvernement du Canada au cœur du Vieux-Québec, lieu d’affluence de touristes en provenance du monde entier.
Le Québec n’existe même pas (ou si peu) sur son propre territoire lorsqu’il est question de visibilité internationale. Alors, avis à ceux qui pensent qu'il rayonne sur la scène internationale. Le Québec n’existe pas dans le monde! Les chansons de Céline Dion et les prouesses du Cirque du Soleil n’y changeront rien…
jeudi 9 juillet 2009
2 commentaires:
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Tu vises juste! Voilà exactement le portrait du Québec actuel et personne ne semble réaliser que jour après jour le peuple francophone s'enlise dans l'assimilation lente.
RépondreSupprimerC'est comme un cancer qui croit lentement et au moment ou les symptômes les plus sévères ce font voire, votre medecin vous annonce qu'il vous reste 2 mois à vivre.
C'est ce qui attend le peuple francophone du Québec et le plus dangereux dans tout ça, le chef des médecins actuel se nomme Jean Charest.
Comme Mme. Payette le disait dans le devoir ce matin, nous sommes tous au courant de ce qui se passe avec le Canadien de Montréal et tous le monde a une opinion sur ce que Bob Gainey doit faire ou devrait faire.
Souhaitons nous bonne chance.
Entièrement en accord avec ton propos,j'ajoute même que lorsque nous écoutons la télévision,nous sommes envahis par des publicités, des émissions en anglais à peine traduit,et souvent incompréhensibles, aux nouvelles, des entrevues en anglais sans traduction, comme si les Québecois se devaient d'être tous bilingue, c'est honteux cela n'a plus de bon sens.
RépondreSupprimerIl fut un temps pas si lointaine, les publicitaires savaient que pour vendre au Québec, ils se devaient de produirent leur publicité en FRANÇAIS sinon, les gens ne l'achetaient tout simplement pas, ce temps est malheureusement révolu.
Il serait grand temps que tous ensemble nous prenions le pouvoir qui est notre, et donnions notre argent à ceux qui au moins font un effort pour nous RESPECTER.
ex. chez canadianne taire, j'ai laisser sur le comptoir les articles que j'avais choisis parce que la caissière était unilingue anglaise.