Monsieur Jean Charest
Premier ministre du Québec
Député de Sherbrooke
Monsieur,
Je vous écris comme simple citoyen du Québec. Un citoyen préoccupé par les récents cas présumés de corruption et de collusion dévoilés dans les médias et par l’opposition officielle. Un citoyen de cette majorité qui réclame une commission d’enquête publique pour éclaircir ce dossier.
Avec tout le respect que je dois à votre fonction, sachez que votre attitude personnelle et l’attitude de votre gouvernement au cours des dernières semaines m’ont profondément choqué. La confiance que je porte en nos institutions parlementaires est profondément ébranlée tout comme celles des gens de mon entourage.
Le parlementarisme britannique est ainsi fait qu’un gouvernement majoritaire peut imposer sa volonté à tout un peuple alors, en dernier recours, je prends la plume pour vous demander de revoir votre position et de mettre sur pied une commission d’enquête avec un mandat large pour faire la lumière sur ces allégations.
Dans l’espoir d’une réponse de votre part, Monsieur, veuillez agréer l'expression de mes sentiments les plus distingués.
Vous aussi avez rédigé une lettre à Jean Charest. Vous pouvez la publier sur ce site Facebook et dans les commentaires de ce billet.
vendredi 11 décembre 2009
Lettre au premier ministre du Québec
Libellés :
Commission d'enquête,
Construction,
Jean Charest,
PLQ
mardi 8 décembre 2009
Pour une commission d'enquête sur la construction
Les différentes allégations de collusion et de corruption dévoilées par les médias et les partis d’opposition justifient la tenue d’une enquête publique sur la construction. Le refus du gouvernement du Québec de déclencher cette commission est un manque flagrant de respect envers la population québécoise, car 75 % des Québécois désirent une telle enquête selon des sondages récents. Le même pourcentage de la population considère que le PLQ craint que certains de ses proches collaborateurs soient éclaboussés par les résultats de l’enquête. Ce qui n’est rien pour améliorer le niveau de confiance des Québécois envers la classe politique.
L’argument du gouvernement qu’il est plus important d’agir immédiatement par la mise en place des mesures concrètes et qu’il faut laisser les policiers faire leur travail ne tient pas la route. Premièrement, la tenue d’une commission d’enquête n’empêche pas la mise en place de ces fameuses mesures. Deuxièmement, les policiers eux-mêmes exigent cette commission.
Pour ces raisons, le gouvernement du Québec doit mettre sur pied une commission au mandat large permettant de faire la lumière sur ces allégations de corruption.
Je vous invite à faire pression sur le gouvernement en signant la pétition demandant une commission d’enquête sur le site Internet de l’Assemblée nationale.
Faites circuler l’information par courriel, sur votre blogue, sur votre profil Facebook et sur Twitter.
Allez-y ! Il faut être nombreux à s’exprimer.
L’argument du gouvernement qu’il est plus important d’agir immédiatement par la mise en place des mesures concrètes et qu’il faut laisser les policiers faire leur travail ne tient pas la route. Premièrement, la tenue d’une commission d’enquête n’empêche pas la mise en place de ces fameuses mesures. Deuxièmement, les policiers eux-mêmes exigent cette commission.
Pour ces raisons, le gouvernement du Québec doit mettre sur pied une commission au mandat large permettant de faire la lumière sur ces allégations de corruption.
Je vous invite à faire pression sur le gouvernement en signant la pétition demandant une commission d’enquête sur le site Internet de l’Assemblée nationale.
Faites circuler l’information par courriel, sur votre blogue, sur votre profil Facebook et sur Twitter.
Allez-y ! Il faut être nombreux à s’exprimer.
mercredi 14 octobre 2009
Renouer avec l’Amérique

De nombreux Québécois francophones ont un problème avec l’Amérique. Comme si nous ne pouvions appartenir pleinement à ce continent, comme si adossés à l’élément anglo-saxon nous ne pouvions que tourner les yeux vers la France.
Il y a une dizaine d’années environ, je débutais mon appropriation du continent. Première étape de cette décolonisation mentale : la lecture de certains ouvrages de Gérard Bouchard dont Genèse des nations et cultures du Nouveau Monde. Le concept d’américanité proposé par Bouchard m’ouvrait à l’Amérique. Je découvrais, ce qui paraîtra une évidence pour plusieurs, que je suis un Américain (ne pas lire Étasunien) parlant français et non un Français d’Amérique.
La redécouverte de la Franco-Amérique, cette Amérique à peine aperçue lors d’un travail de baccalauréat portant sur la rébellion des Métis de la rivière Rouge, fut la deuxième étape de ma décolonisation. Je dus faire un détour par les États-Unis. La lecture d’America (Denis Vaugeois) et de Les Franco-Américains de la Nouvelle-Angleterre (Yves Roby) me permit de découvrir la participation de mes ancêtres, les Canadiens puis les Canadiens français, à la construction des États-Unis. Avec le recul, ce détour me paraît inévitable. Ma québécitude me rendait l’exploration de la francophonie canadienne excessivement pénible en raison du rappel constant de l’identité canadienne-française. Il faut dire que cette dernière nous est régulièrement servie pour nous rappeler notre statut ethnique à l’intérieur du Canada.
Mais se sont les travaux d’Éric Waddell et de Dean Louder qui me firent pleinement découvrir l’expérience franco-américaine. Je fis mes devoirs avec méthode et m’attaquai à la lecture de Vision et visages de la Franco-Amérique, Du continent perdu à l’archipel retrouvé et Franco-Amérique. Je vous invite à lire ces trois ouvrages qui offrent le panorama le plus précis à ce jour de la francophonie nord-américaine. Vous découvrirez l’expérience acadienne, louisianaise, mais aussi comment nos ancêtres se sont appropriés l’Amérique dans ses moindres recoins.
Lire l’Amérique racontée en français, découvrir le rôle des Canadiens français dans l’exploration de l’Ouest américain, la fondation de Chicago ou la politique municipale de San Francisco, m’a été grandement bénéfique.
Il ne manque plus que notre indépendance politique afin que la nation québécoise participe pleinement à ce continent au même titre que le Canada, les États-Unis, le Mexique ou le Brésil.
Il y a une dizaine d’années environ, je débutais mon appropriation du continent. Première étape de cette décolonisation mentale : la lecture de certains ouvrages de Gérard Bouchard dont Genèse des nations et cultures du Nouveau Monde. Le concept d’américanité proposé par Bouchard m’ouvrait à l’Amérique. Je découvrais, ce qui paraîtra une évidence pour plusieurs, que je suis un Américain (ne pas lire Étasunien) parlant français et non un Français d’Amérique.
La redécouverte de la Franco-Amérique, cette Amérique à peine aperçue lors d’un travail de baccalauréat portant sur la rébellion des Métis de la rivière Rouge, fut la deuxième étape de ma décolonisation. Je dus faire un détour par les États-Unis. La lecture d’America (Denis Vaugeois) et de Les Franco-Américains de la Nouvelle-Angleterre (Yves Roby) me permit de découvrir la participation de mes ancêtres, les Canadiens puis les Canadiens français, à la construction des États-Unis. Avec le recul, ce détour me paraît inévitable. Ma québécitude me rendait l’exploration de la francophonie canadienne excessivement pénible en raison du rappel constant de l’identité canadienne-française. Il faut dire que cette dernière nous est régulièrement servie pour nous rappeler notre statut ethnique à l’intérieur du Canada.
Mais se sont les travaux d’Éric Waddell et de Dean Louder qui me firent pleinement découvrir l’expérience franco-américaine. Je fis mes devoirs avec méthode et m’attaquai à la lecture de Vision et visages de la Franco-Amérique, Du continent perdu à l’archipel retrouvé et Franco-Amérique. Je vous invite à lire ces trois ouvrages qui offrent le panorama le plus précis à ce jour de la francophonie nord-américaine. Vous découvrirez l’expérience acadienne, louisianaise, mais aussi comment nos ancêtres se sont appropriés l’Amérique dans ses moindres recoins.
Lire l’Amérique racontée en français, découvrir le rôle des Canadiens français dans l’exploration de l’Ouest américain, la fondation de Chicago ou la politique municipale de San Francisco, m’a été grandement bénéfique.
Il ne manque plus que notre indépendance politique afin que la nation québécoise participe pleinement à ce continent au même titre que le Canada, les États-Unis, le Mexique ou le Brésil.
Pour plus de détails, voir le carnet web de Dean Louder qui contient plusieurs billets sur ses voyages en Franco-Amérique à la recherche de communautés peu connues et parfois même inconnues.
Je suis d’Amérique !
Je suis d’Amérique !
Bonne lecture...
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Lecture
vendredi 25 septembre 2009
La promotion de l'indépendance sur Facebook et Twitter

Huit mois ont passé depuis la création de ce blogue en février 2009. Je suis satisfait du résultat. Je pense que les billets publiés ici et les commentaires laissés ailleurs sur la toile ont contribué, bien modestement, à la diffusion du projet indépendantiste.
J’ai décidé d’élargir le cercle de mon militantisme virtuel. Vous pourrez maintenant suivre ce blogue sur Facebook et sur Twitter.
N’hésitez pas à me donner quelques conseils et astuces.
J’ai décidé d’élargir le cercle de mon militantisme virtuel. Vous pourrez maintenant suivre ce blogue sur Facebook et sur Twitter.
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lundi 14 septembre 2009
Moulin à paroles: mémoire et éthique
Le Moulin à paroles est terminé, la poussière levée par la contestation dissipée, l’historien Martin Pâquet de l’Université Laval nous invite à réfléchir sur le sens et la portée à donner à cette polémique.
À lire dans Le Soleil d’aujourd’hui
Le Moulin à paroles - La mémoire entre éthique et fantasme
Bonne lecture!
À lire dans Le Soleil d’aujourd’hui
Le Moulin à paroles - La mémoire entre éthique et fantasme
Bonne lecture!
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samedi 12 septembre 2009
Parler et marcher pour les Plaines

Le Moulin à paroles est débuté depuis bientôt une heure malgré la controverse causée par Sam Hamad, ministre complètement invisible et insignifiant du gouvernement Charest. Le PLQ cherchait un prétexte pour se désister d’un événement un peu trop nationaliste à son goût. La lecture du manifeste du FLQ était l’excuse parfaite. Imaginez des terroristes sur les Plaines…mais où s’en va le Québec !!!
Le Moulin sera souverainiste et ça fait mon affaire (Françoise David pense de même). Je commençais à trouver que ça sentait la survivance et le nationalisme culturel. Les organisateurs de la Marche de l’indépendance semblaient se dire la même chose et ont décidé de marcher dimanche matin sous le slogan : On reprend nos plaines, on marche pour l'indépendance!
J’y serai afin de démontrer que nous sommes nombreux à militer pour un Québec indépendant. Que nous sommes nombreux à voir l’avenir autrement.
Je vous invite à vous rendre sur place nombreux avec vos drapeaux et vos slogans et surtout à appuyer la campagne de financement lancée il y a peu en raison du refus des gouvernements de fournir des fonds publics.
Vous pouvez aussi écouter le Moulin en direct sur Canoë.
Bon Moulin à tous !
Le Moulin sera souverainiste et ça fait mon affaire (Françoise David pense de même). Je commençais à trouver que ça sentait la survivance et le nationalisme culturel. Les organisateurs de la Marche de l’indépendance semblaient se dire la même chose et ont décidé de marcher dimanche matin sous le slogan : On reprend nos plaines, on marche pour l'indépendance!
J’y serai afin de démontrer que nous sommes nombreux à militer pour un Québec indépendant. Que nous sommes nombreux à voir l’avenir autrement.
Je vous invite à vous rendre sur place nombreux avec vos drapeaux et vos slogans et surtout à appuyer la campagne de financement lancée il y a peu en raison du refus des gouvernements de fournir des fonds publics.
Vous pouvez aussi écouter le Moulin en direct sur Canoë.
Bon Moulin à tous !
dimanche 9 août 2009
L'indépendance est dépassée...

De nombreux fédéralistes répètent comme un mantra que l’indépendance du Québec est dépassée, qu’alors que les autres pays s’unissent, nous allons à contre-courant en voulant nous séparer. Rien n’est plus faux ! Bernard Landry le démontre avec brio dans son plus récent texte (Les autres s’unissent...) paru dans La Semaine.
À la suite d’une énumération d’exemples de pays devenus indépendants depuis l’indépendance américaine de 1776, il enchaîne sur le seul exemple pouvant être assimilé à l’expression les «autres pays s’unissent» : l’Union européenne. Il est clair que l’Union européenne n’a rien à voir avec le statut du Québec à l’intérieur du Canada comme le mentionne Landry.
À la suite d’une énumération d’exemples de pays devenus indépendants depuis l’indépendance américaine de 1776, il enchaîne sur le seul exemple pouvant être assimilé à l’expression les «autres pays s’unissent» : l’Union européenne. Il est clair que l’Union européenne n’a rien à voir avec le statut du Québec à l’intérieur du Canada comme le mentionne Landry.
«Les pays de l’Union Européenne sont tous membres des Nations Unies. Ils ont
leurs propres consulats et ambassades au travers le monde. Ils perçoivent leurs
impôts et taxes, font leurs propres lois et signent leurs propres traités internationaux.
C’est vrai qu’ils ont des ententes de coopération avancée et des institutions formidables pour assurer la libre circulation des biens, des services, des capitaux et même des personnes. Les indépendantistes québécois du P.Q. de René Lévesque, jusqu’au minuscule P.I. créé récemment, n’ont jamais songé à une autre façon que cette manière réaliste et d’intérêt mutuel de traiter avec le Canada.
L’Irlande, avec cinq millions d’habitants sur le demi-milliard de l’Union Européenne vient de bloquer par son veto un projet constitutionnel européen. Le Québec, avec presque le quart de la population du Canada, s’est fait imposer une constitution rejetée par notre Assemblée nationale aussi bien par René Lévesque que Claude Ryan. Ce simple exemple devrait décourager à jamais ceux qui utilisent le modèle européen à l’encontre de notre indépendance nationale.
Imaginez la tête de Nicolas Sarkozy à la télévision en apprenant que Bruxelles vient de décider que la France serait, malgré elle, "bilingue et multiculturelle". En Angleterre, ce serait probablement pire, car chacun sait qu’il s’agit du peuple le plus
nationaliste de la terre. Les Anglais sont même entrés dans l’Union Européenne
avec des années de retard et refusent toujours la monnaie commune malgré le
franc succès de l’euro.»
Bref, les pays s’unissent mais ne perdent pas leur indépendance.
Un texte plein de bon sens...sauf pour le passage où monsieur Landry suggère que la formule européenne serait applicable pour régler les relations Canada-Québec à la suite de notre indépendance. Pour ma part, je ne pense pas que le Québec aurait avantage à mettre autant de pouvoirs en commun avec le Canada dans une union à deux joueurs.
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