
De nombreux fédéralistes répètent comme un mantra que l’indépendance du Québec est dépassée, qu’alors que les autres pays s’unissent, nous allons à contre-courant en voulant nous séparer. Rien n’est plus faux ! Bernard Landry le démontre avec brio dans son plus récent texte (Les autres s’unissent...) paru dans La Semaine.
À la suite d’une énumération d’exemples de pays devenus indépendants depuis l’indépendance américaine de 1776, il enchaîne sur le seul exemple pouvant être assimilé à l’expression les «autres pays s’unissent» : l’Union européenne. Il est clair que l’Union européenne n’a rien à voir avec le statut du Québec à l’intérieur du Canada comme le mentionne Landry.
À la suite d’une énumération d’exemples de pays devenus indépendants depuis l’indépendance américaine de 1776, il enchaîne sur le seul exemple pouvant être assimilé à l’expression les «autres pays s’unissent» : l’Union européenne. Il est clair que l’Union européenne n’a rien à voir avec le statut du Québec à l’intérieur du Canada comme le mentionne Landry.
«Les pays de l’Union Européenne sont tous membres des Nations Unies. Ils ont
leurs propres consulats et ambassades au travers le monde. Ils perçoivent leurs
impôts et taxes, font leurs propres lois et signent leurs propres traités internationaux.
C’est vrai qu’ils ont des ententes de coopération avancée et des institutions formidables pour assurer la libre circulation des biens, des services, des capitaux et même des personnes. Les indépendantistes québécois du P.Q. de René Lévesque, jusqu’au minuscule P.I. créé récemment, n’ont jamais songé à une autre façon que cette manière réaliste et d’intérêt mutuel de traiter avec le Canada.
L’Irlande, avec cinq millions d’habitants sur le demi-milliard de l’Union Européenne vient de bloquer par son veto un projet constitutionnel européen. Le Québec, avec presque le quart de la population du Canada, s’est fait imposer une constitution rejetée par notre Assemblée nationale aussi bien par René Lévesque que Claude Ryan. Ce simple exemple devrait décourager à jamais ceux qui utilisent le modèle européen à l’encontre de notre indépendance nationale.
Imaginez la tête de Nicolas Sarkozy à la télévision en apprenant que Bruxelles vient de décider que la France serait, malgré elle, "bilingue et multiculturelle". En Angleterre, ce serait probablement pire, car chacun sait qu’il s’agit du peuple le plus
nationaliste de la terre. Les Anglais sont même entrés dans l’Union Européenne
avec des années de retard et refusent toujours la monnaie commune malgré le
franc succès de l’euro.»
Bref, les pays s’unissent mais ne perdent pas leur indépendance.
Un texte plein de bon sens...sauf pour le passage où monsieur Landry suggère que la formule européenne serait applicable pour régler les relations Canada-Québec à la suite de notre indépendance. Pour ma part, je ne pense pas que le Québec aurait avantage à mettre autant de pouvoirs en commun avec le Canada dans une union à deux joueurs.






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